La perle à travers les siècles

 

I. Histoire de la perles

Les perles sont le témoignage historique de l’évolution des sociétés créées par les hommes quel que soit leur religion et leur localisation géographique. Elles sont des repères précieux pour les sociologues et les historiens. La perle existe depuis la préhistoire évidemment. Par contre, la perle de verre n’a que quelques milliers d’années. On trouve trace des perles de verre dans le monde entier aussi bien en Egypte (Mesopotamie) qu’en Russie, chez nous en France à différentes époques évidemment, des perles aux décorations complexes ont été retrouvées aux environs 1500 AVJC. Les perles permettaient alors d’imiter les pierres semi précieuses.

Le monde islamique, les peuples de la méditerranée, les régions romaine, égyptienne et Celte ont été productrices de perles, bien sur certaines cultures ont disparues et leurs connaissances des perles avec eux.

Quelques siècles avant notre ère la production de perles se concentre dans le bassin méditerranéen, on trouve des traces en territoire celtique...Alors pourquoi parle-t-on de murano sans cesse...Il faut savoir qu’à une époque les perles étaient interdites pour des raisons religieuses (sauf portées en chapelets), pendant des centaines d’années les perles de verre n’ont plus eu grand intérêt, pourtant le savoir lié à la production de perles de verre ne s’est pas vraiment perdu. On a découvert des perles datant de l’époque mérovingienne, mais c’est pourtant en Italie que l’on trouve la plus grosse production de verre vers le 13ème siècle. Les fabriques sont concentrées autour de Venise puis isolées sur l’île de murano, les italiens ne voulaient pas que les secrets de fabrication soient divulgués, tout manquement à la règle était puni de mort, on dit que l’autre raison est celle (plausible) de la peur de la propagation d’incendie....

Bref, le verre devint petit à petit un trésor, que l’on utilisait en tant que monnaie pour des commerces écoeurants comme celui des esclaves par exemple. Je ne m’étendrais pas sur les techniques artistiques propres à divers pays et permettant de déterminer l’origine des perles en fonction de leur « style » . Une chose est sure chacun utilisait sa propre culture et les ressources naturelles de son territoire pour créer les perles. Pourtant les termes utilisés par les perliers d’art aujourd’hui sont pour la plupart italiens : Millefiori, lattucino etc....Aujourd’hui j’achète mon verre à la fois en Italie, et en allemagne. L’Allemagne pour certaines baguettes de verre est à mon sens un des meilleurs producteurs actuels mais je n’ai pas encore utilisé réellement le verre Satake japonais.

C’est grâce à l’invention du chalumeau que l’on peut affiner les décors et surtout que le métier de fileur de verre au chalumeau a vu le jour. Il semblerait que celui-ci ait été fabriqué à Sidon nom biblique de Sagette qui fut un fief français, cette ville passa aux mains des templiers, puis revint à son peuple à l’expulsion des français au 18ème. Cette ville devint le port de Damas, elle fut toujours réputée pour son industrie du verre.

 

II. Le secret de la fabrication des perles

1. Le secret des perles en cristal de Swarovski

Daniel Swarovski est célèbre pour avoir été le précurseur de la production en masse de perles et pierres facettées. Né dans cette célèbre région de République Tchèque appelée la Bohême, l'art de tailler le cristal lui fut enseigné par son père, et ce dès son plus jeune âge. En 1883 il inventa la première machine permettant de tailler automatiquement les pierres précieuses. Avec l'aide de son beau-frère et de quelques amis il fonda une petite fabrique au coeur du Tyrol Autrichien, dans la petite ville de Wattens, au sein de laquelle ils commencèrent à produire des pierres précieuses de très haute qualité. La combinaison des designs originaux de Swarovski et de la précision des machines allaient rapidement rendre ce nom célèbre dans le monde entier. Durant la Première et la Seconde Guerre Mondiale, Swarovski se distingua aussi en manufacturant des télescopes et instruments de vue considérés à l'époque comme les meilleurs du monde. Le secret des perles Swarovski Chaque pierre ou perle est coupée tout comme on taille un pierre precieuse, suivant un processus mécanique spécial mis au point par Swarovski. Ce dernier a d'autre part défini des formes standardisés qui garantissent une uniformité nécessaire. Avec le procédé Swarovski on obtient des arêtes nettes sur chaque facette, et une calibration exacte des mesures afin de produire le maximum de scintillement et de profondeur. La réfractance représente la quantité de lumière émanant d'un materiau, et permet de mesurer la qulaité et la brillance du verre. Plus la réfractance est grande, plus le verre brille et scintille. Atteindre une réfractance maximum est le but principal de la taille, et dépend de formules précisément quantifiées. La précision au micron près des machines qui taillent les le verre contribue au scintillement et à cette brillance particulière du cristal autrichien. Cette perfection optique confère aux perles Swarovski une radiance et une clarté inegalées qui expliquent en partie l'engouement de ses fans.

Le saviez-vous? Le sigle "AB" signifie Aurore Boréale et signale que la perle a été enduite chimiquement pour que chaque facette ait un reflet multicolore. Cet enduit donne un aspect légèrement huileux aux toucher et protège la surface du verre d'éventuelles décolorations.

Les pierres et perles Swarovski sont plus chères essentiellement à cause de l'aura de ce nom mais aussi parce que la compagnie contrôle plus ou moins la quantité de matière première disponible à la vente. La firme Swarovski crée des objets en verre pour la joaillerie depuis plus d'un siècle. Swarovski est de fait le DeBeers du verre, contrôlant les volumes, retirant certaines tailles du marché avant d'en introduire de nouvelles, et imposant des règles strictes aux distributeurs. Aujourd'hui le cristal Swarovski est le plus pur du monde et contient un minimum de 32% de plomb. Optiquement parfait, il apparaît plus clair et radiant que n'importe quel autre type de verre. Leur site internet montre quelques beaux exemples de bijoux en cristal.

 

2. Le verre de Bohême

L'autre pays des perles en verre, c'est bien sûr la République Tchèque. Ces dernières années des usines tchèques se sont mises à produire des perles facettées taillées à la machine. La différence entre les deux tailles, autrichienne ou tchèque, est impossible à dire à l'oeil nu, la qualité dépendant plus de bonnes mathématiques que de l'identité du fabricant. En fait les perles tchèques sont de meilleure qualité que les pierres polies au feu, et moins chères que les Swarovski, offrant donc ainsi un très bon rapport qualité/prix.

Cependant, aucun producteur tchèque n'a réussi à développer sa notoriété comme Swarovski, même si en joaillerie le terme "perle tchèque" est synonyme de très haute qualité autant qu'originalité, créativité et une grande variété dans les styles.

Le saviez-vous? La fabrication de perles en verre de Bohême remonte à plus de 300 ans dans cette région située non loin de l'Allemagne et de l'Autriche.

 

3. La joaillerie et le cristal

Le cristal est un verre de très haute qualité qui peut être coloré, coupé et facetté, et renvoie la lumière avec de vifs scintillements. Le terme "cristal" s'applique aussi en tant que variété aux pierres ou perles transparentes incolores, ainsi qu'aux quartz semi-precieux incolores. Quoi de plus beau que la table familiale apprêtée de verres en cristal, réflechissant chaque vacilllemet de chandelles?. Dans un tel décor il est approprié de porter fièrement vos boucles d'oreille, colliers et bracelets en cristal.

Depuis l'ère Victorienne jusque dans les années 1930, les joaillers accrochaient les perles de cristal sur une fine chaîne d'or ou d'argent pour s'assurer que ni collier ni bracelet ne casseraient. Ainsi si vous trouvez des perles de cristal accrochées à une chaîne dans une vente aux enchères ou aux puces, c'est probablement un bijou assez ancien.

Dans le temps, bien des dames collectionnaient de la joaillerie fine en cristal, dont bon nombre de pièces de cristal facetté rigoureusement choisies étaient serties en or. Ces broches et autres furent les précurseurs des fabuleuses strass (un autre nom désigant du cristal facetté, "rhinestone" en anglais) sur broche ou en boucles d'oreille des années 1940, 50 et 60. Quelques designers de bijoux ont façonné du cristal coloré dans de tons divers de bakélite. Ces pièces sont rares et très recherchées.

 

4. Alors, verre ou plastique?

Même fabriquée et donc vendue à un moindre coût, aucune perle en plastique n'approche la beauté et le charme des perles facettées en verre. De même les verres les moins cheres sont bien souvent aussi les moins solides, et peuvent vous casser dans les doigts ce qui peut se réveler ennuyeux et au final plus coûteux qu'il n'y paraît. Pour les raisons discutées ci-dessus notre préférence va aux perles en verre de Bohême pour leur grande qualité, résistance et prix abordable.

 

 
 
Copyright 2008 Sandra et les Perles